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Sécurité et Santé à Ouidah
Du fait de sa proximité avec Cotonou (environ 30 km sépare les deux villes) et du taux de chômage assez élevé, Ouidah connaît à une échelle plus réduite quelques problèmes d’insécurité.
Pour y faire face, il a été installé dans la ville un poste de commissariat de police et une brigade de gendarmerie. Mais un poste de sécurité avancée est aussi créé à Pahou.
Les populations également s’organisent en brigade de surveillances et de renseignements au niveau des villages et quartiers pour appuyer l’action des forces de sécurité publique. Ouidah bénéficie, par ailleurs, de la présence sur le territoire d’un camp militaire situé dans le deuxième arrondissement et d’un cantonnement forestier à Ahouicodji (Arrondissement de Pahou).
Vous opérateurs économiques, touristes, simples voyageurs, pourriez alors circuler à Ouidah, en toute sécurité et sans crainte d’être l’objet de braquage ou d’agressions violentes. Il est cependant recommandé de ne pas circuler très tard la nuit dans la zone de la forêt classée d’Ahouicodji-Fonsa.
Au niveau de la santé coexistent deux systèmes sanitaires : l’un traditionnel basé sur la pharmacopée et l’autre moderne organisé autour des centres de santé. Les guérisseurs traditionnels sont partout présents dans la Commune. Chaque quartier a au moins un guérisseur traditionnel.
Le système sanitaire moderne repose essentiellement sur l’hôpital de zone le CSCOM et les centres de santé d’Arrondissement. Cette pyramide sanitaire est renforcée par quelques centres publics (Dondji et Degoué) et privés. Il s’agit notamment, du CREDESA de renommée internationale à Pahou, de l’IRSP et de quelques cliniques privées. Au nombre des centres de santé publics on dénombre : O7 CSA, 01 CSCOM, 01 hôpital de zone et le Centre National de Gérontologie. La commune dispose également d’un Centre de Promotion Sociale.
Les maladies les plus couramment rencontrées sont celles d’origine hydrique par exemple le paludisme, les gastro-entérites auxquelles s’ajoutent les infections respiratoires et le VIH/SIDA. Le taux moyen de fréquentation des formations sanitaires est de l’ordre de 30%. Ce faible taux pourrait s’expliquer par la forte pratique de la médecine traditionnelle, l’automédication, le faible pouvoir d’achat, les difficultés d’accès, …etc.